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dimanche 13 avril 2014

Vocabulaire - Partie I

Comment voulez vous parler une langue si vous n'avez pas les mots ? Le plus important est le VOCABULAIRE !

Voici une sélection de mots pour cette première partie, d'autres suivrons...
*Les mots entre parenthèses désignent la forme variable du mot lorsqu'il est modifié (pluriel, duel...)

Quenya                                        Français

alda                                             arbre
ar                                                 et
aran                                             roi
ata                                               encore
cen.-                                            voir
enquanta-                                    remplir
hauta-                                          stopper, arrêter
hilya-                                           suivre
imbi                                             entre. parmi
lambë                                           langue, langage
lanta- (*lantë)                              tomber
lassë                                             feuille
lelya- (lendë)                               aller, voyager
lómin                                           ombre
man?                                            qui? quoi?
mára                                             bon, bien
*massë?                                       où ?
meldo                                           ami
mer-                                             souhaiter, désirer
Namárië!                                     Adieu!
nilmë                                           amitié
nér (ner-)                                      homme
nu                                                 sous
ora-                                              urger, presser
pol-                                              pouvoir, être capable de
quet-                                            parler
sinomë                                         ici
tári                                               reine
taurë                                            forêt
tië                                                chemin
tir-                                                regarder
tul-                                               venir

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mercredi 5 mars 2014

Imladris-Fondcombe

"La dernière maison simple à l'Est de la mer" fut fondée en 1697 du Second Age par Elrond le Peredhel, Semi-Elfe. A la suite d'un "battez en retraite" au cours de la guerre des Elfes et de Sauron, Elrond, se retirant avec les restes de l'armée des Noldor, se réfugia dans la vallée d'Imladris et y construisit ce refuge pour toutes les personnes cherchant repos et pour ceux qui fuyaient l'ombre de Sauron à la recherche de paix.
La vallée d'Imladris est le lieu ou s'écoule la rivière Sonoronne ou Bruinen.Cette dernière fut sous le contrôle d’Elrond, qui la mettait en furie lorsqu'il avait besoin de barrer le cours.

 

A, Fondcombe eut lieu le Conseil Blanc qui réunit les Istari, mages restés à l'Ouest des Terres du Milieu dont Gandalf, Saroumane et Radagast, et les principaux seigneurs elfiques afin de décider d'un plan de guerre contre Sauron entre 2463 et 2953 du Troisième Age; voyant sa puissance augmenter à Dol Guldur.
 Il y eut ensuite le Conseil d'Elrond où des représentants des Peuples Libres se sont réunis pour décider du sort de l'Anneau unique, amené jusqu'à Fondcombe par Frodon.
 Étaient présents:   Gandalf ; Elrond, Glorfindel et Erestor d'Imladris ; Galdor de Mithlond( les Havres Gris) ; Legolas, fils du roi Thranduil  de la Forêt Noire ; Frodon et Bilbon Sacquet ; les hommes Boromir du Gondor et Aragorn des Dúnedain ; les nains d'Erebor Glóin et son fils Gimli. Il fut décidé que l'Anneau devait être détruit à la Montagne du Destin, au cœur du Mordor: c'est la formation de la communauté de l'anneau qui partit un mois plus tard. 


Galadriel et Gandalf lors du conseil blanc- "Le Hobbit" Peter Jackson-2012

























Fondcombe est une merveille d'architecture elfique. Ses colonnes sculptées, ses salles hautes et son ambiance apaisante font de ce refuge un lieu de rêve !













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samedi 18 janvier 2014

Leçon 1: Le présent-Le pluriel

Le Pluriel

En Quenya, un grand nombre d'information grammaticales sont contenues dans les terminaisons des mots. Ainsi, le pluriel est exprimé au moyen d'une terminaison au nom. Nous pouvons grouper les noms en trois classes selon la terminaison de leur forme basique (le nominatif non infléchi). On trouve trois différents groupes de noms :

Le premier groupe se compose de noms qui se terminent par –a, -o, -i et –u ainsi que par –ië (au nominatif), le second groupe est composé de tous les noms se terminant par –ë et le dernier groupe est formé des noms restants, qui se terminent par une consonne.

Les noms du premier groupe forment leur pluriel en ajoutant un –r à leur radical :
alda (arbre) : aldar (arbres)
meldo (ami) : meldor (amis)
tári (reine) : tárir (reines)
tië (chemin) : tier (chemins)

Le second groupe forme son pluriel en remplaçant le –e final de la forme basique par un –i :
lambë (langage) : lambi (langages)
lassë (feuille) : lassi (feuilles)

Enfin le troisième groupe qui forme son pluriel en ajoutant –i à la consonne finale :
aran (roi) : arani (rois)

Attention: certains mots présentent une modification de leur radical lorsqu’une terminaison
est ajoutée. Un exemple d’un tel mot est oron (montagne) dont le radical est oront-. Ceci signifie que
le pluriel de oron n’est pas oroni, mais oronti.

L'article défini

L’article défini ‘le/la/les’ en Quenya est à la fois singulier et pluriel. Il est placé devant le nom :
aran (roi) : i aran (le roi)
aldar (arbres) : i aldar (les arbres)
tië (chemin) : i tië (le chemin)
Pour l’article indéfini ‘un’, il n’y a pas de mot spécial en Quenya.
 aran (roi) ou (un roi)

Arwen et quelques elfes


Le verbe et le Présent

Il existe deux classes de verbe:
-Les verbes dérivés (qui viennent directement du Quendien primitif): il se reconnaissent par la forme typique -ya, -ta, -na, -da ou quelques fois -a. Un exemple serait lelya- (aller) avec la terminaison -ya ou hauta- (stopper) avec la terminaison -ta.
-Les verbes basiques qui se terminent par une consonne:  mer- (souhaiter) ou quet- (parler).

Le présent est utilisé en Quenya pour exprimer une action qui est en train d’avoir lieu. Il n’est pas utilisé pour exprimer des habitudes, des occupations, des vérités générales et autres choses similaires.
Les verbes basiques  forment le présent en allongeant la voyelle radicale et en ajoutant la terminaison –a :
tir- (regarder) : tíra (est en train de regarder)
tul- (venir): túla (est en train de venir)
Attention: La "voyelle radicale"désigne la première voyelle centrale du verbe, Ici "i"et"u". 

Pour les verbes dérivés,le présent est formé en remplaçant le –a final par –ëa. S’il y a seulement une consonne entre cette nouvelle terminaison –ëa et la voyelle radicale, celle-ci sera allongée, cependant s’il y a plus d’une consonne entre la terminaison et la voyelle radicale, celle-ci reste courte parce que l’allongement est impossible dans de tels cas. D’où nous trouvons un allongement dans:
ora- (urger, presser) :órëa (est en train de presser)

mais pas dans
lanta- (tomber) : lantëa (est en train de tomber)
lelya- (aller): lelyëa (est en train d’aller)

Si le sujet d’une phrase en Quenya est donné par un mot séparé, le verbe Quenya au présent reste sous les formes que nous avons discutées ci-dessus si le mot est au singulier. Si le sujet est au pluriel, le verbe reçoit la terminaison plurielle additionnelle –r :

lassë lantëa (une feuille est en train de tomber)
lassi lantëar (des feuilles sont en train de tomber)
i aran túla (le roi est en train de venir)
neri lelyar (des hommes sont en train d’aller)

Lorsque le sujet se compose de deux choses ou deux personnes, on utilise le Duel. Dans ce cas le verbe est marqué avec la terminaison -t
lassë ar alda lanteat (une feuille et un arbre sont en train de tomber)
aran ar tári túlat (un roi et une reine sont en train de venir)
Ces trois utilisations du verbe au singulier/pluriel/duel sans terminaison/-r/-t sont appelées formes verbales impersonnelles. A l'inverse quand un pronom est le sujet dans la phrase ceci est souvent exprimé  par une terminaison verbale additionnelle et pas par un mot séparé.
Nous utiliseront pour cela, les terminaisons courtes ou longues:

Courtes:
Sujet                                  Singulier                    Pluriel
1ère personne                     -n (je)                          ---
2ème personne (familier)   -t (tu)                     -l (vous)
2ème personne (courtoisie) -l (vous)               -l (vous)
3ème personne                    -s (il/elle/cela)       -t (ils)

Longues: 
Sujet                                       Singulier               Pluriel                            Duel
1ère personne                          -nyë (je)        -lmë, -mmë (nous)     -lvë, -ngwë (nous)
2ème personne (familier)        -tyë (tu)        -ldë, -llë (vous)            -stë (vous)
2ème personne (courtoisie)     -lyë (vous)    -ldë, -llë (vous)          -stë (vous)
3ème personne (animé)           -ssë (il/elle)   -ntë, -ltë (ils/elles)     -ttë (ils/elles)
3ème personne (neutre)           -ssa (cela)     -ntë, -ltë (ils/elles)     -ttë (ils/elles)

La terminaison –mmë est un ‘nous’ exclusif, il fait la distinction entre le groupe qui parle et le groupe qui écoute et signifie ‘nous, mais pas vous’. A l’inverse, la terminaison –lmë est un ‘nous’ inclusif, s’adressant à la fois au groupe d’orateurs et d’auditeurs, il signifie alors ‘nous tous’. Si cependant l’orateur ne se réfère qu’à lui-même et à la personne à qui il s’adresse, ex. ‘toi et moi’, une terminaison duelle doit être choisie, soit –lvë ou plus rarement –ngwë.
Finalement la terminaison –lmë est un ‘nous’ inclusif, s’adressant à la fois au groupe qui parle et au groupe qui écoute, il a donc la signification ‘nous tous’.
Exemples:
 túlan (je suis en train de venir)
tíral (vous êtes en train de regarder)
lanteas (il est en train de tomber)
lelyeat (ils sont en train d’aller)

lantëanyë (je suis en train de tomber)
túlantë (ils sont en train de venir)
tírammë (nous (et pas vous) sommes en train de regarder)

 Si à la fois le sujet et l’objet d’une phrase sont des pronoms, il est possible d’exprimer le sujet par une terminaison longue et de lui ajouter l’objet en tant que terminaison courte :
cénalyen (tu me vois) (=cen-a-lye-n)
méranyes (je le veux) (=mer-a-nye-s)
híralmet (nous [tous] les trouvons) (=hir-a-lme-t)

L'infinitif

 Pour les verbes basiques, l’infinitif est formé à l’aide de la terminaison –ë. Dans le cas des verbes dérivés il est identique au radical du verbe :
tir- (voir): tirë (voir)
lanta- (tomber): lanta (tomber)

L’impératif

L’impératif est utilisé pour donner des ordres. Il est formé en utilisant a ou á devant l’infinitif :
á tirë taurë ! (regarde la forêt !)
a leylya ! (Allez !)

Le verbe ‘être

La forme basique du verbe ‘être’ est ou na (est), au pluriel nar (sont). Les terminaisons pronominales normales peuvent être utilisées avec ce verbe, probablement toutes les terminaisons sont ajoutées au mot court na- et pas à la forme longue :
nan (je suis), nat (tu es), nas (il/elle est)
nammë (nous sommes), nal (vous êtes), nat (ils/elles sont)


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Bien, vous l'avez certainement constaté: les leçons sont longues et sérieuses ! Malgré ce fait, si vous souhaitez vraiment apprendre il faut persévérer ! 
Pour ce qui est de la prononciation des exemples, nous ferons un point phonétique plus tard.

©Thorsten Renk ©ILambeEldaiva2014-Tout droits réservés

dimanche 12 janvier 2014

Namarië Ilquenin !

Bienvenue à tous sur "I Lambë Eldaiva"!


 Ce blog est entièrement dédié à la culture elfe de l'univers du" Seigneur des Anneaux", célèbre récit de J.R.R. Tolkien.
Dans ces pages, nous aborderons en grande partie la langue Quenya ou"Haut elfique", mais aussi l'histoire, vies, croyances, géographie de ce peuple si fascinant. Nous aborderons également certains point autour des récits de Tolkien.

 

Le blog est avant tout informatif: le but étant de renseigner au maximum les visiteurs sur les langues elfiques (Le Quenya principalement) ainsi que sur l'univers de la Terre du Milieu. 

Pour un site agréable à visiter :


Merci de lire ces règles et de les respecter ! :
-Tout commentaires à caractère racial,insultant ou discriminatoire sont strictement interdit ! Les articles ne sont pas des défouloirs !
-Les "Preums/First" Sont interdits 
- N'écrivez pas en language "texto". Cela rend les commentaires illisibles et incompréhensibles !
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Dans tout les cas soyez les bienvenus sur "I Lambë Eldaiva" "Le language des Elfes" !



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samedi 11 janvier 2014

Une Présentation : Le Quenya

Tolkien nous a laissé de nombreux écrits sur les langues elfiques. Malheureusement, ces textes sont difficilement accessibles, ne sont pas traduis, et ne le seront certainement jamais !
Néanmoins, certaines personnes ont "poussées la porte" et ont put élaborer quelques analyses linguistiques autour des langues de Tolkien. On précisera qu'il en a inventé (et ébauché) une douzaine.
 Ainsi, dans ce blog, nous étudieront majoritairement le Quenya ou "Haut elfique": l'elfique noble qui est parlé plutôt dans la vallée d'Imladris, c'est-à-dire Fontcombe en Terre du Milieu.
Un elfique plus courant, le Sindarin: l'elfique des Elfes-Gris est parlé dans les régions de la forêt noire, chez les Elfes Sylvestres mais aussi en Lòrien chez les Galadhrims. Nous ne l'aborderont pas ou très peu.
Vous êtes certainement déjà en train de vous dire: "Ça semble compliqué tout ces noms et ce vocabulaire !" Et bien vous avez raison ! Les langues elfiques suivent une grammaire effroyablement complexe mais qui n'est pas impossible ! Il faut simplement s'accrocher.

"Quenya" enTengwar


 Tolkien n'a pas élaboré l'elfique afin de le parler seul ou avec ses amis. C'est avant tout une œuvre d'art, une pure création inspirée des langues nordiques et anglo-saxonnes.
Se sont d'ailleurs ces langues qui lui ont inspiré les récits du Seigneur des anneaux. Tolkien "créait les mots avant de faire l’histoire."
Il recommença à de nombreuses reprises la construction de ses langues elfiques. On peut diviser sa "logopoeia" en quatre phase.
La dernière phase se situe après 1949. Le Quenya de cette époque est ce que nous appelons le Quenya Tardif. C'est cette langue qui apparait dans le roman "le Seigneur des Anneaux" et c'est celle que nous allons vous présenter grâce au cours de Thosten Renk qui est très complet. Même s'il n'est pas un linguiste, Renk a respecté la logopoeia de Tolkien et n'en a pas modifié les règles de Grammaire ou le vocabulaire. Nous avancerons donc sur des sources fiables et véridiques.




Alors, est-il possible de parler en Quenya? La réponse est oui mais de manière restreinte. Avec environ 3000 mots, il est plus facile de parler pluie et beau temps que de géopolitique, c'est sûr!

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